Archive pour la catégorie ‘Apprendre les bases de la Photo’
Prendre la responsabilité de ses émotions photographiques ?
Je viens de lire dans le dernier Réponses Photo, une tribune trés trés trés interessante de Bernard Batais ( journaliste) et qui reflète la polémique montante du moment…et qui m’amène justement à vous donner mes pensées.
Jusqu’à présent le photojournalisme avait échappé à Photoshop & Co, mais depuis quelques temps, celui ci semble par ses auteurs se réinventer une nouvelle réalité…et c’est bien là le problème ! La photo de mode, mariage, illustration est « tombée » depuis longtemps dans les filets de Photoshop & Co mais le photojournalisme qui revendique une authenticité, Non !!!!
Il semble même que dans le monde de la photographie en général, la retouche prenne la direction du n’importe quoi….Il est vrai qu’il est facile avec les outils de plus en plus sophistiqués à notre disposition, de rendre une photo moche à potable….pour cacher son manque d’inspiration….
A contrario, étant moi -même photographe de mariage, n’oublions pas non plus que c’est une demande de plus en plus grandissante de la clientèle, que les photos soient retouchées et ne reflètent pas strictement la réalité….Et que vu les difficultés du moment, un photographe n’est pas là pour flatter son oeil mais répondre à une commande de son client….
N’oublions pas que de tous temps, les retouches ont éxistées, cela est juste la technologie qui évolue et qui permet justement de retoucher de plus en plus…Alors, il se dit dans le monde de la photographie qu’un effet réussi est un effet qui ne se voit pas. Bernard Batais conclue sa tribune par : » Etre un auteur, c’est d’abord savoir se servir de son oeil, ressentir le monde et les choses, faire preuve de sensibilité, faire parler l’émotion. Ce que ne fera jamais un logiciel »
Comme en politique, ils ont tous de bonnes idées, oui il faut garder une authenticité, oui je trouve la retouche trés intéressante pour authentifier une nouvelle émotion, oui trop d »effet tue l’effet, oui beaucoup de pseudo phoptographe se cache derriere les effets….N’est ce pas à chacun de prendre la responsabilité de ses émotions photographiques ? ( et pour parler sincérement, arréter de se la raconter….)
Un clin d »oeil à mon ami Serge sur son mouvement intraréalisme ; Quelques bases de discussions supplémentaires pour définir quelques garde-fous….
Niveaux et Histogrammes Kezako?
Episode 3 sur, on va dire une découverte en douceur de plusieurs points des bases de la photographie ; Et aujourd’hui, on va parler de niveaux et d’histogrammes.
Voici en exemple la même photo prise en bracketting pour illustrer le sujet et le résultat qui en découle ;
Cete notion de niveaux et d’histogramme ( bien sur, on parlera prochainement de balance des blancs et de température de couleur, autres points importants ) pour qui veut améliorer un tant soit peu ses photos numériques, est incontournable.
Sur les photos ci jointes, j’ai joint chaque histogramme de chaque photo : Qu’est ce un histogramme ?
C’est un graphique qui montre la répartition des pixels de l’image en fonction de leur luminosité.
Chaque type d’image (normale, surexposée, sous exposée, manquant de contraste, présentant une dominante colorée…) possède un histogramme typique.
Il est possible de le corriger pour obtenir un rendu plus homogène.
L‘histogramme idéal présente une information qui s’étale parfaitement entre le noir absolu et le blanc le plus pur. Un tel histogramme prouve que l’image a été correctement exposée.
Donc sur la première photo, l’histogramme est décalé sur les noir, donc photo sous exposée, ce qui se vérifie de visu.
Deuxième photo, on gagne un peu en luminosité mais ce n’est pas encore ça… et sur la troisième, on commence à avoir une répartition homogéne entre le noir et le blanc.
On pourrait en parler des heures et des heures mais c’est une piste intéressante pour l’amateur de photo qui cherche à comprendre et améliorer ses clichés numériques.
Ces photos ont été retouchés sous Photoshop ; Cependant beaucoup de logiciels donnent accés à l’histogramme et permettent la retouche des niveaux en visualisant l’histogramme. Par exemple, même si Picasa ne permet pas une retouche directe des niveaux, il permet la visualisation et l’amélioration de la luminosité et de la température…
Episode 2 ; La vitesse d’obturation !
A quoi sert la vitesse d’obturation ? on en a déjà un peu parlé ( voir ici ) paralléllement à l’ouverture. En premier lieu, je vous dirais bien que la vitesse d’obturation va dépendre de la vitesse du sujet et l’effet que vous voulez y donner ! Et n’oubliez pas bien sur, la bonne exposition de la photo en question. Si la vitesse est trop rapide vous risquez la sous exposition de la photo ; vitesse trop lente, surexposition. Alors bien sur, sur les reflex, quatre programmes existent ( Auto, Priorité Vitesse, Priorité Ouverture, Manuel ), alors parlons de la priorité vitesse, le boitier dans ce cas là calcule automatiquement l’ouverture adéquate. Il convient néammoins de faire des essais car si dans la plupart des cas, la priorité vitesse vous rendra service, il arrivera certaines situations où il est préférable de passer en manuel. Revenons à la vitesse, retenons que plus la vitesse d’obturation est importante, moins la sensation de mouvement est évidente, le sujet est figé. Donc, logiquement, il faut ouvrir le diaphragme au maximum pour faire entrer plus de lumière sur le capteur et même parfois jouer avec la sensibilité iso pour pouvoir recourir à des vitesses plus élevées. Ceci dit les objectifs stabilisés permettent de gagner jusqu’à 4 vitesses ( j’ai parfois fait des clichés en 1/10 sans pied et nets ). Pour revenir à la sensibilité iso, attention également au bruit et ses limites…
Enfin tout ça pour dire que la vitesse n’est pas forcement affaire de logique et qu’il y a de nombreuses astuces à tenter, à essayer et je ne saurais que trop vous conseiller de tout essayer en vitesse…

Un photographe presque parfait !
Aprés une semaine Verviétoise riche en rires, art de recevoir et art de la table à la recette Verviétoise justement, d’Un Dîner Presque Parfait sur RTL TVI, je vous propose un photographe presque parfait… Nan plus sérieusement juste pour vous annoncer une série d’articles sur les fondamentaux de la photos. J’ai parlé, il y a quelques jours de l’ouverture ( voir ici ). La prochaine fois, je compte vous parler de la vitesse, indissociable bien sur, de l’ouverture justement !

Les inventeurs du CCD reçoivent le nobel !
Qu’est ce donc le ccd ? Un capteur photographique est un composant électronique photosensible servant à convertir un rayonnement électromagnétique (UV, visible ou IR) en un signal électrique analogique. Ce signal est ensuite amplifié, puis numérisé par un convertisseur analogique-numérique et enfin traité pour obtenir une image numérique. Le capteur est donc le composant de base des appareils photo numériques, l’équivalent du film en photographie argentique. ( source Wikipedia )
Deux grandes familles de capteurs sont disponibles : les CCD et les CMOS.
Les CCD sont surtout utilisés dans les appareils compact et de plus en plus délaissés dans les reflex. Les appareils reflex quant à eux, utilisent majoritairement des capteurs CMOS.
Le ccd a été inventé en 1969 par William S. Boyle et George E. Smith dans le laboratoire Bell de Murray Hill ( New jersey ).
Le ccd est à la base de l’essor de la photo numérique ( et aussi de la video ).
La page du prix Nobel de physique ici
Parlons d’ouverture ! et de profondeur de champ…
Avec la vitesse, l’ouverture du « diaph » ( étroitement liée à la première ) sont les deux paramètres essentiels de la capture de la lumière. Une chose est à retenir, la valeur d’ouverture determine la quantité de lumière qui atteint le capteur. Plus le diaph est ouvert ( ex F2.8 ), plus la quantité de lumière qui pénètre dans l’objectif est importante. Et la vitesse dans tout ça me dirait vous ?, elle determine l’exposition de la photo. Revenons sur le diaph ; Que cela fait il si à l’inverse, plus le diaph est fermé ( c’est à dire F22 par ex. ouverture réduite ), la notion de profondeur de champ rentre en jeu c’est à dire la zone de netteté. Ouh la pas trop vite boss…je m’explique : Selon la mise au point ( là où vous allez faire le point sur la photo ) et l’ouverture, la photo présentera une zone de netteté plus ou moins large entre l’avant et l’arrière du point choisi pour la mise au point.
Donc petit résumé : Une grande ouverture, une petite valeur, une zone de netteté limité du point de mise au point. Une petite ouverture, une grande valeur, une zone de netteté beaucoup plus large entre l’avant et l’arrière du point choisi pour la mise au point.
On remarque sur cette photo une profondeur de champ plus large sur l’avant ; J’ai fait la mise au point au centre de la photo ; Si j’avais eu un objectif plus lumineux, cad avec une grande ouverture (f/2,8 par ex) j’aurais pu avoir une zone de flou plus large sur l’arrière plan…mais ce n’est pas l’effet que je recherchais. Ou alors j’aurais pu monter à f22 ( mais la vitesse aurait changé, logique cad une vitesse plus lente ) et obtenir une zone de netteté plus large…
Dernière chose, la lettre f se réfère à la valeur d’ouverture ; Sur les objectifs, nous avons souvent deux valeurs ; d’une part la plage focale ( 18-250mm ou 50-500mm par ex ) et d’autre part la valeur d’ouverture ( par ex 1 : 3,5-6,3 ) ; Cela veut dire ( on prend l’exemple du Sigma 50-500 mm f/4-6.3 ) qu’à 50mm, l’ouverture maximale autorisée est de f4 et à 500, l’ouverture max est de 6,3.
Vous avez tout suivi ? vous voulez en parler ? j’attends vos commentaires.

